NON à l’octroi de 8 millions d’euros par l’Europe à l’Etat français pour tuer des requins à La Réunion


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Monsieur le Président de la commission européenne

Le Gouvernement français et les Instances locales s'apprêtent à demander des fonds européens pour financer jusqu'en 2020 un massacre de requins à l'Ile de la Réunion ; le budget demandé à l'Europe est de plusieurs millions d'euros par an.

Sur place, le massacre de requins a commencé. L’objectif avoué est de "réguler "les requins dont aucune étude scientifique n'a pourtant démontré la "prolifération". Deux programmes de "régulation" Valo Requins, pour "Valorisation des requins "et Cap Requins, pour "capturabilité des requins", sont déjà en cours.

La prétendue étude baptisée Valo Requin tue des requins tigres et bouledogues sous le prétexte initial d'en relancer la consommation humaine avec pour objectif avoué de “réguler" ainsi leur nombre et de prétendument garantir la sécurité d’activités comme le surf ou la baignade.

Le prétexte a été anéanti par l'agence de sécurité alimentaire : la consommation humaine a été jugée impossible pour cause de teneur en métaux lourds excessive et de toxicité dangereuse ; des dizaines de personnes sont mortes dans la région, à Madagascar, après consommation de ces requins. Or, les requins circulent librement entre Madagascar et la Réunion, comme cela a été récemment démontré. Face à l’impossibilité d’une consommation humaine, la piste de valoriser la chair de requins en croquettes pour chiens a été explorée. Après l'échec de ce nouveau prétexte fantaisiste, on a persisté à tuer ces requins en prétendant étudier cette fois la possibilité de les transformer en sacs à mains et rouge à lèvres ; ce prétexte s'est révélé tout aussi peu crédible.

Valo Requins aurait dû s'arrêter. Pourtant, le Gouvernement français, prisonnier des lobbys, n'a pas renoncé. Nous continuons aujourd’hui à tuer des requins dont la commercialisation ne sera jamais autorisée, sous prétexte aujourd’hui, d'études scientifiques… à l’instar de la pseudo chasse scientifique que mène le Japon dans le sanctuaire baleinier Antarctique. Le cynisme de notre gouvernement à l’égard des requins ne vaut guère mieux.

Un autre programme : Cap Requins, est en cours de déploiement. Il consiste à installer des lignes à requins, appelées "drum lines " devant les spots de surf, partout autour de l'ile, y compris dans les zones de corail ou zones classées en Réserve Marine. Il s'agit de pêcher le plus grand nombre possible de requins tigres et bouledogues, sans souci des conséquences ni principe de précaution, pour tenter de "protéger" les spots de surf. Pour se trouver une justification scientifique, Cap requin alimente en cadavres de requins, à fin "d'études " le programme désormais stérile qu’est Valo Requins.

Pourtant, au moment où la France installe ses drum lines à l'Ile de la Réunion, l'Australie occidentale, beaucoup plus expérimentée en la matière, renonce à ses propres drum lines jugées inefficaces pour la protection des usagers et dangereuses pour l'environnement et la faune marine. Ces programmes irresponsables capturent et tuent des requins inoffensifs, menacés ou protégés, comme les requins marteaux, récemment classés CITES, dont une étude a démontré que le taux de survie après relâche était nul. Les requins nourrices, les requins de récif, les raies guitares et d'autres poissons, les tortues, les dauphins sont des victimes potentielles des drum lines.

Afin de se dédouaner de ces victimes encombrantes, un programme tout aussi mensonger est déjà prévu ; le but affiché est de les étudier afin de mieux les connaître et ainsi mieux les protéger. Pourtant c’est en les laissant vivre en paix dans leur écosystème que ces "prises accessoires”auront la meilleure garantie de survie et donc de retrouver des effectifs de populations plus importants.

Les baleines peuvent elles aussi être victimes de ces drum lines qui sont déployées dans leur zones de passage. Pendant la saison 2014, une baleine a été vue traînant un de ces engins de pêche. La baleine à bosse, animal emblématique de la Réunion, se trouve ainsi menacée sur ses propres territoires de reproduction et de mise bas au coeur de l’hiver austral.

Pour rappel jamais aucune étude n’a démontré l’intérêt sécuritaire de telles campagnes de pêche, preuves d’un mépris total à l’égard de la vie sauvage mais aussi d’une profonde méconnaissance du fonctionnement de l’écosystème marin.

Ces programmes se déroulent loin des yeux du monde. Les seuls observateurs autorisés à bord des bateaux sont des sympathisants de la pêche aux requins et des proches du pêcheur. Le groupe d'observateurs mandatés par Sea Shepherd pour ces deux programmes, n'a jamais été autorisé à assister aux opérations de pêche à la drum line. Les programmes Valo requins et Cap requins ont couté à la France plus de 1,3 million d'euros en 2014. L’extension de ce genre de programmes va se chiffrer en millions d'euros chaque année. C'est parce que tuer du requin coûte cher que le gouvernement français demande que le massacre des requins à l'ile de la Réunion soit maintenant financé sur fonds européens.

Refusez, avec Sea Shepherd que les fonds européens servent à financer la pêche et le massacre des requins à l'Ile de la Réunion.

Signez la pétition et adressez ce courrier à monsieur Jean Claude Juncker, Président de la Commission européenne (president.juncker@ec.europa.eu) :

Monsieur le Président de la Commission européenne, je ne peux comprendre et accepter que des fonds européens  de développement soient accordés à la France pour pêcher et tuer des requins sous un prétexte scientifique fallacieux avec, comme seul objectif, de réduire le nombre de ces animaux emblématiques gravement menacés de par le monde. Les programmes portés par la France sont indignes de l'Europe et de nations civilisées. Je vous demande donc respectueusement de refuser à la France les fonds européens qui lui serviront à soutenir le massacre des requins à l'Ile de la Réunion.