Non aux barrages du Barcarès et de Leucate, théâtre d’un braconnage organisé sous le nez des autorités mettant en péril tout un écosystème


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Monsieur Nicolas Hulot, Ministre de la transition écologique.
Pierre Yves ANDRIEU, Directeur de la DIRM
Michel MOLY, Président du Conseil de Gestion du Parc Marin du Golfe du Lion
François MITTEAULT, Directeur à la Direction de l'eau et de la Biodiversité
Carole DELGA, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.
Agnes LANGEVINE, 3ème vice-présidente en charge de la Transition écologique et énergétique, de la biodiversité, de l’économie circulaire et des déchets
Didier CORDONIOU, 4ème vice-président en charge de l’Économie maritime, du littoral et des aéroports
Les mairies de Leucate et Le Barcares


Suite à la création des stations balnéaires du Barcarès et de Leucate dans les années 70, deux barrages sont mis en place au grau Saint-Ange (Le Barcarès, Pyrénées Orientales) et sous le pont de la Courrège (Leucate, Aude). Ces derniers sont actifs tous les ans d’Octobre à Février, et empêchent le passage de milliers de poissons vers la mer. C’est justement la période où de nombreuses espèces (et notamment les Daurades) qui cherchent à quitter les eaux saumâtres et froides de l’étang pour se reproduire, se retrouvent piégées par milliers contre les grilles.*

Un site classé aux portes du Parc naturel marin du golfe du lion

A cheval sur les départements de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, l’étang de Salses Leucate est un site classé Natura 2000 dont la richesse est reconnue « d’importance internationale » par la convention Ramsar (traité intergouvernemental qui offre un cadre à la conservation et la mise en valeur des zones humides et de leurs ressources).

De plus, la commune de Leucate se trouve dans le périmètre du Parc naturel marin du golfe du lion (crée en 2011 après quatre années de concertation et une enquête publique). Ce dernier ayant pour vocation de protéger le milieu marin, ces deux barrages qui enfreignent les lois sur la libre circulation du poisson devraient être interdits et appartenir au passé. 

Au lieu de cela, ce sont aujourd’hui des milliers de poissons qui sont péchés illégalement et impunément mettant à mal tout un écosystème.

Un marché noir qui arrose toute la région

La signalisation interdisant la pêche pourtant bien présente sur les lieux, ne décourage pas les braconniers habitués.

L’existence même des deux barrages a donné naissance à un marché noir très lucratif. De nombreux individus se regroupent ainsi de jour comme de nuit et utilisent des techniques de pêche illégales (roumagnole et épuisettes) leur permettant de sortir les poissons par kilos. Ces espèces prises au piège seront traquées durant 4 mois jusqu’à la réouverture des grilles. Un spectacle scandaleux irréel qui laisse songeur tant il est pratiqué au vu et au su de tous.

Les daurades capturées en toute impunité sont revendues illégalement à des particuliers dans les communes voisines mais également auprès de restaurateurs peu scrupuleux. Ce réseau dispose de transporteurs allant même jusqu’à fournir des établissements toulousains à des prix défiant tout concurrence.

Des signalements aux autorités oubliés et ignorés

En 2015, une vidéo circulant sur internet avait eu le mérite de susciter l’intérêt des médias. Avait suivi un tollé auprès de l’opinion publique laissant espérer la mise en place de mesures radicales mais aujourd’hui, tout semble oublié.

De tels agissements sont intolérables et enfreignent de nombreuses lois. A une époque où la communauté internationale prend conscience que notre environnement est en danger à l’échelle planétaire et où le gouvernement affiche  publiquement des ambitions d’exemplarité en matière écologique, il doit mettre ses actes en adéquation avec ses déclarations.